Plateforme et communauté de makers
MakersHub: La première communauté française des Makers
Qu’est ce que MakersHub?
C’est une plateforme numérique de mise en relation entre demandeurs et Makers, afin d’obtenir la ou les réponses correspondantes au cahier des charges soumis à consultation.
MakersHub vise à réconcilier la pensée et l’action manuelle.
Passer de l’idée à la réalisation est un acte fondamental de créativité et de résilience, qu’il s’agisse de réparer, restaurer ou créer de nouveaux objets.
La « refabrication » devient un geste puissant face à l’obsolescence programmée et à la surconsommation.
Réparer ne concerne pas seulement l’aspect matériel, mais englobe une diversité d’objectifs, qu’il s’agisse de prolonger la durée de vie des objets, de réduire l’empreinte carbone, ou de lutter contre les pratiques de surproduction.
Il peut aussi s’agir d’exprimer une créativité personnelle en donnant vie à quelque chose de nouveau.
Pour répondre à ces défis, il est nécessaire de bousculer les modèles économiques et sociaux actuels.
Un chemin collectif
Nous avons tous des compétences, qu’elles soient manuelles ou intellectuelles, et même parfois accompagnées d’équipements sophistiqués à notre disposition.
Il est temps de les utiliser de manière plus fonctionnelle et durable.
MakersHub implique une optimisation de l’utilisation des objets et des équipements que nous possédons.
L’objectif est de réduire les distances (physiques, économiques, sociales) et de minimiser notre impact environnemental, tout en créant du sens et en renforçant notre lien avec les objets que nous utilisons.
En somme, cette vision appelle à une transformation en profondeur de notre économie mondiale en faveur d’une réflexion plus locale, fondée sur la refabrication locale (urbanfabrik), la réparation, l’économie de la fonctionnalité et la collaboration.
Le contexte nous expose à une réflexion profonde sur la nécessité de repenser nos rapports avec les objets et notre manière de consommer.
Un changement de paradigme nécessaire
Plusieurs points sont essentiels car lorsque les temps économiques deviennent difficiles, la frugalité revient naturellement. Cela implique de développer une autonomie, c’est-à-dire une capacité à réduire la distance entre nous et les objets qui nous entourent.
Il s’agit de reprendre le contrôle sur ce que nous utilisons et consommons au quotidien.
Le changement doit avoir lieu, la mise en lumière des « non-sens » entre les tendances actuelles de consommation et la nécessité de repenser nos modèles économiques et sociaux n’a jamais aussi présent qu’en ces moment de tensions mondiales.
En effet, ce que l’on fabriquait hier dans son garage, s’achète aujourd’hui.
Ce qui se réparait hier se remplace intégralement de nos jours.
La culture actuelle de l’obsolescence programmée et du consumérisme fait que les objets sont conçus pour être remplacés plutôt que réparés. Cette approche, axée sur le profit, contribue à un gaspillage systématique de ressources.
La complexité croissante des produits modernes et la dissimulation de leur mécanique interne découragent la réparation, créant une dépendance vis-à-vis des grandes industries au détriment des compétences manuelles locales.
le « FAIRE ENSEMBLE »
Cet irréalisme ne nous entraîne-t-il pas vers des métiers de plus en plus fantomatiques …
- Qui fabrique notre bel appareil flambant neuf ?
- D’où vient-il ?
Il est important de valoriser les métiers manuels, souvent irremplaçables et non délocalisables.
Revaloriser ces compétences pourrait offrir une stabilité professionnelle face à l’automatisation et à la mondialisation.
Le consumérisme exacerbé est pointé du doigt dans le contexte des changements climatiques.
Il devient crucial de revoir nos habitudes de production et de consommation pour limiter l’empreinte écologique.
L’économie circulaire, les circuits courts et d’autres alternatives économiques sont évoqués comme des solutions potentielles pour un avenir plus durable et respectueux des ressources.
C’est un appel à une prise de conscience collective et à une transition vers une économie plus locale, durable, et fondée sur la production locale, la réparation, la refabrication et le savoir-faire artisanal.
Plaider en faveur d’un renouveau du savoir-faire manuel va probablement à l’encontre de nombres de clichés du consumérisme.
A bientôt les amis
Le « faire ensemble » n’a jamais eu autant de sens.